# French 1.103-105

Greek and Roman Historians, French, Lines 1.103-1.105. Latin.

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32 Il s'élança hors du sénat pour courir chez lui. Là, il roule mille pensées dans son esprit, constate qu'il n'a pas réussi dans ses embuscades contre le consul et qu'on a constitué des postes pour protéger la ville contre l'incendie; il estime que le mieux à faire, c'est d'augmenter l'effectif de son armée, avant qu'on ait pu lever les légions, et de prendre toutes les mesures préparatoires à la guerre; puis, par une nuit profonde, avec quelques affidés, il se met en route pour le camp de Manlius. Mais il a chargé Céthégus, Lentulus et tous ceux dont il connaissait bien l'esprit de décision et la promptitude dans l'action, de fortifier par tous les moyens possibles les ressources du parti, de précipiter l'attentat contre le consul, de préparer les incendies et les autres mesures de guerre; pour lui, un jour très prochain, avec une grande armée, il se rapprocherait de Rome.
33 Tandis que ces faits se déroulent à Rome, C. Manlius envoie à Marcius Rex des députés pris dans son entourage avec le message suivant: u Général, nous attestons les dieux et les hommes que nous avons pris les armes, non pour lutter contre le pays ou faire du mal à nos concitoyens, mais pour mettre nos personnes à l'abri de l'injustice: misérables, manquant de tout, nous sommes, par le fait des violences et de la cruauté des usuriers, presque tous sans patrie et tous sans considération et sans argent; il n'en est pas un seul de nous qui puisse, à la façon de nos ancêtres, jouir de la protection de la loi et, une fois ses biens perdus, garder la liberté de sa personne: tant les usuriers et le préteur se sont montrés impitoyables ! Souvent vos ancêtres, prenant en pitié la plèbe romaine, ont, par leurs décrets, soulagé sa détresse; et, tout dernièrement encore, on peut s'en souvenir, en raison de l'énormité des dettes, et du consentement de tous les bons citoyens, on décréta une réduction du quart. Souvent la plèbe, de son propre mouvement, poussée par le désir d'être la plus forte, ou amenée à prendre les armes par la superbe des magistrats, se sépara des patriciens.

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