Latin
Lines 1.155-1.157
Greek and Roman Historians, French 1.155-157
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Plusieurs alors crurent que la dénonciation avait été arrangée par P. Autronius, pour que Crassus, étant mis en cause, couvrît de son crédit ceux avec qui il s'était associé. D'autres soutenaient que Tarquinius avait été suborné par Cicéron, pour empêcher Crassus de se charger, suivant son habitude, de la défense des scélérats et de troubler ainsi la république, J'ai, pour ma part, entendu plus tard Crassus répéter que c'était Cicéron qui avait répandu contre lui cette calomnie.
49 Au même moment, Q. Catulus et C. Pison ne purent, ni par leurs instances, ni par leur autorité, ni à prix d'argent, pousser Cicéron à faire dénoncer mensongèrement César par les Allobroges ou par tel autre. Tous deux lui manifestaient une vive hostilité: Pison, parce que, impliqué dans un procès de concussion, il avait été poursuivi par César pour avoir fait supplicier un homme de la Gaule transpadane; Catulus parce qu'il le haïssait depuis qu'ils s'étaient disputé le pontificat et que le jeune César l'avait emporté sur lui, qui était chargé d'honneurs et d'années. Le moment paraissait bien choisi de jeter le soupçon sur César, qui, par sa générosité comme simple particulier, sa somptuosité comme magistrat, s'était couvert de dettes. Quand ils comprirent qu'ils ne pouvaient amener le consul à un pareil forfait, ils se mirent à semer çà et là des bruits mensongers, qu'ils prétendaient tenir de Volturcius et des Allobroges; et ils soulevèrent contre César une telle animosité, que quelques chevaliers romains, postés en armes, pour former la garde du sénat, autour du temple de la Concorde, incités soit par la grandeur du péril, soit par la noblesse de leurs sentiments et leur zèle pour l'ordre social, levèrent leurs épées sur lui au moment où il sortait du sénat.