# French 1.207-209

Greek and Roman Historians, French, Lines 1.207-1.209. Latin.

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55 Lorsque le Sénat eut, comme je l'ai dit, adopté la motion de Caton, le consul, estimant que le mieux à faire était de tout terminer avant la nuit toute proche, afin d'empêcher toute tentative révolutionnaire, donne l'ordre aux triumvirs de tout préparer pour le supplice; il dispose des soldats et conduit lui-même sous escorte Lentulus à la prison; les préteurs mènent les autres. Il est dans la prison un endroit appelé le Tullianum, où l'on arrive en descendant un peu à gauche; c'est un cachot souterrain, profond de douze pieds environ. Il est de tous côtés entouré de gros murs et couvert d'une voûte formée de fortes pierres de taille bien jointes; il est sale, obscur, d'une odeur repoussante, d'un aspect terrible. C'est là qu'on descendit Lentulus: les préposés aux exécutions capitales, à qui des ordres avaient été donnés, le firent étrangler. Ainsi, ce patricien, de l'illustre famille des Cornélius, qui avait été revêtu de l'autorité consulaire, trouva une fin digne de son caractère et de ses forfaits. Céthégus, Statilius, Gabinius, Céparius subirent le même supplice.
56 Tandis que ces faits se passent à Rome, Catilina, avec les gens qu'il avait amenés et ceux qu'avait déjà Manlius, forme deux légions; il constitue toutes ses cohortes avec, pour chacune, un effectif proportionné au nombre total des soldats; puis, à mesure qu'arrivent au camp des volontaires ou des conjurés, il les répartit également, et, en peu de temps, amène ses légions au nombre d'hommes réglementaire, alors qu'au début chacune d'elles n'en avait pas plus de deux mille. Mais un quart seulement environ de cette foule avait les armes normales; les autres, armés au hasard, portaient, ceux-ci des javelots de chasse ou des lances, ceux-là des pieux aiguisés. A l'approche de l'armée d'Antoine, Catilina marche en traversant les montagnes, portant son camp tantôt du côté de Rome, tantôt en direction de la Gaule, sans donner à ses ennemis l'occasion d'engager la bataille; il comptait avoir bientôt de sérieux renforts, si à Rome les conjurés réussissaient. Il refusait d'enrôler les esclaves qui, au début, venaient vers lui en foule; car il avait confiance dans la force de la conjuration, et en même temps jugeait contraire à ses intérêts de paraître assimiler la cause des citoyens à celle des esclaves fugitifs.

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