Latin
Lines 1.93-1.97
Greek and Roman Historians, French 1.93-97
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D'après la coutume romaine, le sénat, par cette formule, donne au magistrat le pouvoir suprême de lever des troupes, de faire la guerre, de contraindre par tous les moyens à l'obéissance les alliés et les citoyens, d'avoir, à Rome et dans les camps, une autorité et un pouvoir sans limites. Hors de ce cas, le consul n'a aucun de ces droits, sans un vote formel du peuple.
30 Quelques jours après, le sénateur L. Sénius lut en séance une lettre, qu'il disait lui avoir été apportée de Fésules: on lui faisait savoir que Manlius avait pris les armes le six avant les calendes de novembre avec une énorme foule. En même temps, comme il arrive dans des cas semblables, les uns annoncent des prodiges et des faits terrifiants, les autres parlent de rassemblements, de transports d'armes, d'un soulèvement d'esclaves à Capoue et en Apulie.
Le sénat décrète l'envoi de Q. Marcius Rex à Fésules, de Q. Métellus le Crétique en Apulie et dans les régions avoisinantes; tous deux étaient sous les murs de Rome à la tête de leurs armées, retardés dans leur triomphe par les calomnies de quelques misérables accoutumés à trafiquer du bien comme du mal. On expédie les préteurs Q. Pompéius Rufus à Capoue, Q. Métellus Céler dans le Picénum, en leur prescrivant de s'inspirer des circonstances et du danger pour lever une armée. De plus, toute révélation sur le complot organisé contre l'État sera payée, à un esclave, de la liberté et de cent mille sesterces, à un homme libre, de sa mise hors de cause et de deux cent mille sesterces. On décrète de plus que les familles de gladiateurs seront réparties entre Capoue et les autres municipes, suivant les ressources de chacun, et que, dans tous les quartiers de Rome, seront postés des policiers avec, à leur tête, des magistrats subalternes.