Latin
Lines 1.177-1.181
Greek and Roman Historians, French 1.177-181
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Suis-je donc d'avis de renvoyer les coupables et d'accroître les forces de Catilina ? Pas du tout. Mon avis, le voici: que leurs biens soient confisqués, qu'ils soient eux-mêmes emprisonnés dans des municipes, spécialement bien munis de tout le nécessaire; que personne ne puisse désormais soumettre de nouveau leur cas au Sénat ou à l'assemblée du peuple; que celui qui agirait autrement soit déclaré par le Sénat ennemi de la république et dangereux pour le salut de tous. »
52 Quand César eut terminé, les sénateurs se rangèrent, d'un mot, à l'un ou à l'autre avis. Quand ce fut le tour de Caton, il s'exprima à peu près en ces termes:
"Mon avis, à moi, Pères conscrits, est très sensiblement différent, quand j'observe la situation périlleuse où nous sommes et que je réfléchis aux opinions émises par quelques sénateurs. Ils m'ont paru discuter sur le châtiment à infliger à des hommes qui ont décidé la guerre contre notre patrie, nos familles, nos autels et nos foyers; or la situation nous invite à nous garder de leurs attaques, plutôt qu'à déterminer leur peine. Les autres méfaits ne peuvent se poursuivre qu'une fois accomplis; aujourd'hui, si nous ne savons pas empêcher le crime, quand il sera commis, c'est en vain que nous ferons appel à la loi: une fois la ville prise, il ne reste rien aux vaincus. Par les dieux immortels, je fais appel à vous, qui, toujours, avez fait de vos maisons de ville et de campagne, de vos statues, de vos tableaux, plus de cas que de l'État; si tous ces objets de votre amour, tous quels qu'ils soient, vous voulez les conserver, si vous voulez réserver du temps à vos jouissances, réveillez-vous enfin, et prenez en mains les affaires publiques. Il ne s'agit pas aujourd'hui des impôts et du tort fait à nos alliés: c'est votre liberté, votre vie qui sont en question.